La poésie d'amour de François de Malherbe (1555-1628)Beauté de qui la grâce étonne la natureRecueil : Poèmes d'amourBeauté de qui la grâce étonne la nature, Il faut donc que je cède à l'injure du sort, Que je vous abandonne, et, loin de votre port, M'en aille au gré du vent suivre mon aventure ! Il n'est ennui si grand que celui que j'endure : Et la seule raison qui m'empêche la mort, C'est le doute que j'ai que ce dernier effort Ne fut mal employé pour une âme si dure. Caliste, où pensez-vous ? qu'avez-vous entrepris ? Vous résoudrez-vous point à borner ce mépris Qui de ma patience indignement se joue ? Mais, ô de mon erreur l'étrange nouveauté ! Je vous souhaite douce, et toutefois j'avoue Que je dois mon salut à votre cruauté. Poème de François de Malherbe Poème précédent - Poème suivant Retour poèmes d'amour |
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